
Indice de Distance Hiérarchique de Hofstede : le mobilier de bureau
Votre bureau est un moyen de découvrir l’indice de distance hiérarchique, appelé aussi PDI pour Power Distance Index, de votre culture. En effet cette dimension du modèle de management interculturel d’Hofstede nous renseigne sur la façon dont les attributs du pouvoir sont distribués dans les entreprises. Sur quoi nous renseigne-t-il ?
Qu’est-ce que l’indice de distance hiérarchique (PDI) ?
L’indice de distance hiérarchique, appelé aussi PDI pour Power Distance Index, est aussi selon Hofstede, mesure la tolérance d’une société à l’égard des inégalités de pouvoir et de statut parmi ses membres. S’il est élevé, les cultures acceptent des hiérarchies rigides et des distinctions claires entre les niveaux de pouvoir, tandis que si ce dernier est faible, elles privilégient l’égalité et la participation démocratique.
Qui est Geert Hofstede qui a popularisé le PDI?
Geert Hofstede est un anthropologue néerlandais célèbre pour son modèle des dimensions culturelles qui analyse les différences culturelles à travers le monde. Ses recherches, initiées chez IBM, ont influencé la gestion internationale, le marketing et la communication interculturelle. Hofstede a identifié des dimensions clés, telles que la distance hiérarchique et l’individualisme vs collectivisme.
Quelle est la dimension symbolique de l’organisation d’un bureau ?
L’organisation d’un bureau possède une dimension symbolique forte, reflétant les valeurs, la hiérarchie, et la culture d’une entreprise. Elle peut indiquer le statut, encourager la collaboration et influencer la perception des collaborateurs de l’organisation, sur sa gestion et son fonctionnement interne.
Et vous, comment est disposé votre bureau ? Notre analyse sera d’un aide précieuse pour mieux comprendre votre environnement. Nous proposons des formations et du conseil, en management interculturel, pour en savoir plus.
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Le management interculturel et l’organisation des bureaux
Le management interculturel dans l’organisation des bureaux implique la reconnaissance et l’intégration des diverses cultures au sein d’une entreprise. Cette approche favorise une meilleure collaboration entre les employés de différentes origines, améliore la communication et stimule l’innovation en tirant parti des perspectives variées.


L’histoire de mon déménagement à Moscou
Lorsque nous avons déménagé, j’ai demandé à prendre un bureau plus classique, de type « occidental ».
J’ai rapidement eu la réponse suivante : « si les bureaux sont importés, ils sont très chers et ne sont disponibles qu’avec les délais de livraison extrêmement longs ».

Il était tout à fait normal pour mes collaborateurs de participer à la réunion hebdomadaire autour de ce dispositif.
À quoi ressemble un bureau de dirigeant dans un contexte culturel ou l’indice de distance hiérarchique (PDI)au sens d’Hofstede est élevé ?
Dans un contexte culturel où le PDI est élevé, le bureau d’un dirigeant reflète souvent cette hiérarchie marquée. Il serait généralement spacieux, luxueusement meublé et situé dans une zone privilégiée de l’entreprise, symbolisant le statut et le pouvoir. Il pourrait être équipé de meubles haut de gamme, d’œuvres d’art, et disposer d’une vue impressionnante. La disposition pourrait inclure une grande table de bureau, des sièges pour les visiteurs de l’autre côté, soulignant la distance entre le dirigeant et ses subordonnés. L’accès au bureau serait probablement restreint, renforçant l’idée de distance et d’exclusivité.
À quoi ressemble un bureau de dirigeant dans un contexte culturel ou l’indice de distance hiérarchique au sens d’Hofstede est faible ?
Dans un contexte culturel où le PDI est faible, selon Hofstede, le bureau d’un dirigeant se caractérise par sa simplicité et son accessibilité, reflétant des valeurs d’égalité et de transparence. Le bureau pourrait être de taille modeste, avec un aménagement ouvert ou semi-ouvert pour encourager la communication et l’interaction entre les dirigeants et les employés. Le mobilier est fonctionnel, confortable et sans ostentation, visant à créer un environnement de travail collaboratif plutôt qu’à souligner le statut ou le pouvoir. Il est courant de trouver des espaces de travail partagés, des salles de réunion accessibles, et même le dirigeant travaillant au milieu de ses équipes, démontrant ainsi la proximité et la facilité d’accès.
FAQ
Comment la dimension de distance hiérarchique varie-t-elle selon les diverses cultures d’entreprise ?
La distance hiérarchique varie considérablement d’une culture d’entreprise à l’autre, reflétant les valeurs nationales et organisationnelles. Dans les startups et entreprises tech anglo-saxonnes, la hiérarchie est souvent aplatie avec des open spaces où PDG et stagiaires se côtoient, favorisant l’innovation et la rapidité. À l’inverse, dans les grandes entreprises françaises ou asiatiques, la distance hiérarchique est généralement plus marquée, maintenant des structures plus verticales avec des bureaux cloisonnés selon les niveaux. Les entreprises familiales méditerranéennes concentrent le pouvoir au sommet, tandis que les coopératives nordiques, représentant une culture de faible distance hiérarchique, privilégient la co-décision. Ces variations influencent non seulement les relations interpersonnelles, mais aussi des aspects tels que le dress code, l’accès aux dirigeants, les rituels de réunion et l’autonomie accordée à chaque niveau hiérarchique. Le modèle développé par Geert Hofstede, qui analyse les dimensions culturelles, nous aide à comprendre l’incertitude que peut engendrer la distance hiérarchique dans un contexte interculturel. En effet, dans un monde globalisé où les valeurs individuelles et collectives s’entremêlent, il est essentiel de naviguer avec attention dans les différentes cultures et pays pour mieux appréhender ces dynamiques organisationnelles.
Quel impact la distance hiérarchique a-t-elle sur la prise de décision au sein d’une organisation ?
La distance hiérarchique, selon le modèle de Geert Hofstede, détermine fondamentalement qui décide, comment et à quelle vitesse au sein des différentes cultures et pays. Dans les organisations à faible distance hiérarchique, la prise de décision est décentralisée et collaborative : les équipes opérationnelles disposent d’une large autonomie, et le consensus est recherché, ce qui peut rallonger les délais mais augmente l’adhésion. À l’inverse, dans les cultures à forte distance hiérarchique, les décisions stratégiques et même opérationnelles remontent systématiquement au sommet, créant des goulots d’étranglement mais garantissant la cohérence globale. Cette centralisation peut ralentir la réactivité face aux opportunités du marché, tandis qu’une trop grande décentralisation risque de diluer la vision stratégique et de créer des incohérences entre services.
Dans le contexte des entreprises, la distance hiérarchique est souvent influencée par des valeurs culturelles nationales. Par exemple, les pays scandinaves tendent à avoir une faible distance hiérarchique, favorisant ainsi des relations de travail plus égalitaires. En revanche, dans des pays où l’individualisme prévaut, les structures tendent à être plus hiérarchiques. L’incertitude face aux variations culturelles et aux dimensions de distance hiérarchique pèse également sur le management, car les dirigeants doivent équilibrer l’autonomie des employés tout en garantissant l’alignement aux valeurs de l’entreprise et à sa vision globale. Les signes de culture mentale peuvent également révéler des différences dans la manière dont les organisations interagissent dans un monde de plus en plus globalisé.
En quoi une faible distance hiérarchique favorise-t-elle l’innovation dans les organisations et les entreprises, en tenant compte des valeurs culturelles et des dimensions interculturelles, comme l’indique Hofstede ? Dans de nombreux pays, une hiérarchie faible permet un management plus participatif, ce qui encourage la créativité et la collaboration entre les employés. Cela réduit également l’incertitude liée à la prise de décision, car les relations entre les différentes couches de l’organisation sont moins rigides.
Dans des cultures où la distance hiérarchique est faible, on observe souvent un travail d’équipe plus efficace, favorisé par des échanges fluides et un climat de confiance. Les entreprises qui opèrent dans des contextes nationaux où les valeurs d’individualisme priment doivent naviguer prudemment dans des organisations à distance hiérarchique, en s’assurant que tous les employés se sentent valorisés et entendus. En conséquence, ces organisations sont en mesure de s’adapter plus rapidement aux défis du marché mondial, tout en respectant les spécificités de chaque culture nationale.
Cet article a été rédigé par Marc Prager.
